MENU


[Chambéry] - Huit mois de prison avec sursis pour une manifestante

Publié le 01 Octobre 2019 (Mis à jour le :02-10-2019)


A Chambéry, une manifestante arrêtée après l'évacuation du conseil municipal en juillet dernier a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour de pseudo violence contre un flic (sans preuve tangible, sans aucune ITT) ... Oui, 8 mois de sursis alors que des dizaines de flics s'en sortent avec rien du tout après avoir mutilés et tués des personnes en manifestation et/ou des habitant-es de quartiers populaires.

Quelques exemples : 
- Lakhdar Bey, chambérien, victime d'une crise cardiaque pendant son expulsion violente. C'est cet acte qui a déclenché la manifestation amenant à cette condamnation complètement démesurée. Une deuxième personne passera également en procès en novembre !
- Steve, noyé dans la Loire pour avoir fait la fête
- Adama, mort peu après son arrestation par les gendarmes
- Théo, violé par des flics racistes
- et tant d'autres ...

PAS DE JUSTICE ? PAS DE PAIX !

PS : Une caisse de soutien pour les frais d'avocats a été lancée en ligne => https://www.leetchi.com/fr/c/r4G49GO5
Une caisse physique sera également présente sur les prochains évènements militants comme le No Pasaran.

Le tribunal correctionnel de Chambéry a rendu ce lundi 30 septembre son délibéré et a condamné une femme de 33 ans à une peine de huit mois de prison avec sursis. Une peine de huit mois d’emprisonnement dont quatre mois ferme avait été requise. Elle devra aussi payer une amende de 400 euros et devra suivre un stage de citoyenneté.
Le 8 juillet dernier, cette femme diplômée d’une licence en sociologie, assistante d’éducation dans un établissement scolaire de Saint-Jean-de-Maurienne, mariée et mère de deux jeunes enfants, s’était rebellée contre les forces de l’ordre et avait mordu un policier lors d’un conseil municipal de la ville de Chambéry particulièrement mouvementé. Le policier avait été obligé de lâcher l’homme qu’il était en train d’interpeller.
Le soir des faits, 120 personnes manifestaient contre les expulsions, après le décès d’un père de famille de 50 ans au cours de l’expulsion de son logement quelques jours plus tôt. Dans les rangs des manifestants, on comptait des membres du Droit au logement et de la Confédération nationale du logement. Mais aussi des représentants des partis politiques : NPA, France insoumise, parti de gauche. Il y avait aussi des membres de l’union locale de la CGT épaulés par quelques Gilets jaunes et des membres de la fédération anarchiste.
Le daubé'