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Grève et manifestation contre la casse du service public et les politiques libérales

Publié le 16 Avril 2018 (Mis à jour le :18-04-2018)


Jeudi 19 avril Grève et manifestation à 14h contre Macron et son Monde de casse de service public, de répression, de reculs sociaux, etc ... Rassemblement à partir de midi pour restauration. Place du palais de justice.

Egalement une manifestation aura lieu à Albertville a 10h30 devant la gare.

Présidence après présidence, gouvernement après gouvernement, élection après élection, les attaques contre les plus faibles, contre les plus précaires, contre les droits sociaux acquis de haute lutte au fur et à mesure des années, des grèves et des manifestations se multiplient. Les lois qui affaiblissent les droits de chômeuses/eurs, des travailleuses/eurs, des retraité-e-s continuent de détruire, pierre après pierre, pan après pan, la protection sociale. Le capitalisme néo-libéral est toujours « en marche » et a trouvé son nouveau champion, investi d’un blanc-seing pour saigner les services publics et anéantir les protections des plus démuni-e-s. 

Les réformes se succèdent, à un rythme encore plus soutenu que sous la présidence de Nicolas Sarkozy, déjà adepte du toujours-plus-vite, toujours-plus-libéral. Les ordonnances de réforme du droit du travail, préparée par la traîtrise du gouvernement précédent, dans les maigres oripeaux socialistes ne suffisaient déjà plus à cacher les projets libéraux et autoritaires, ont porté un coup d’estoc significatif aux travailleuses/eurs, rendu-e-s toujours plus précaires.

Pour le reste, les réformes à venir ne s’annoncent guère plus sociales. L’introduction de la sélection à l’université aura pour mission d’exclure les enfants de familles les plus modestes, celle de la réforme du statut des cheminot-e-s, dictée par l’esprit du toujours-moins pour les  travailleuses/eurs, entend annihiler les acquis sociaux de ce corps. À cela s’ajoutent la fermeture de gares et la réduction des effectifs. Par exemple, tout près de nous, en Maurienne, la SNCF va, entre autres mesures, supprimer quinze postes de guichetier-e-s et d'agent-e-s d'escale et fermer totalement ou partiellement les gares de Saint-Pierre-d'Albigny, Saint-Michel-de-Maurienne et Saint-Avre.

Du même coup, la hausse récente de la CSG, qui n’est pas compensée par la baisse des cotisations salariales pour les fonctionnaires ou les retraité-e-s, qui subissent ainsi une baisse de salaire, alors que nombre d’entre eux sont, contrairement aux croyances véhiculées par les forces libérales, déjà fortement précaires, notamment du fait de revenus faibles. Les attaques se multiplient ainsi que les travailleuses/eurs tant du privé que du public. Il n’est donc plus de mise, même dans les mensonges des libéraux, de les opposer. Les chômeuses/eurs sont elles/eux aussi touché-e-s avec un durcissement annoncé du flicage.

Enfin, en toile de fond, les lois sur le renseignement et le passage de l’État d’urgence dans le droit commun vont permettre un contrôle toujours plus serré et intrusif des opposant-e-s de tout poil – écologistes, anticapitalistes, manifestant-e-s. L’illégal devient légal dans l’open bar sécuritaire dont rêvait une grande partie du monde politique institutionnel. L’État de droit a depuis longtemps perdu son vernis, et se révèle avec plus d’évidence encore, comme un État de police.

L’heure est, plus que jamais, à l’union de tou-te-s, salarié-e-s du privé, fonctionnaires et précaires du public, retraité-e-s. La seule façon de lutter contre cette nouvelle poussée dévastatrice est de refuser ce nouvel ordre social toujours plus autoritaire et libéral ! L’un des rares moyens véritablement efficaces est de taper au porte-feuille, seule valeur à laquelle s’accrochent les plus riches. Et ce moyen s’actualise par la grève générale et durable.