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Chambéry, ville ouverte aux nazis ?

Publié le 15 Mai 2016 (Mis à jour le :22-05-2016)


A l'occasion de la deuxième édition du tournoi de foot organisée par les fascistes d'Edelweiss et de Autours du Lac, des personnes ont effectué une action de sensibilisation sur le marché de Chambéry. Voici le tract qui à été diffusé pour l'occasion :

« Chambéry est une ville qui nous est ouverte »  affirmait l'an dernier dans une interview un des nervis d'EdelweiSS, groupuscule chambérien nostalgique du IIIe Reich. Et pour cause, ils venaient d'organiser au stade Mager un tournoi de foot réunissant des équipes de tout Rhône-Alpes et de Suisse composées de hooligans nationalistes, de complotistes antisémites, de néo-nazis survivalistes et tout un panachage d'idéologies dangereuses. Cet événement sportif avait pour but de renforcer la « cohésion » entre ces groupes et avait bénéficié de plusieurs terrains au stade Mager que la mairie avait laissé à leur disposition.

Interrogée à l'époque par la TV Net citoyenne, la Mairie avait expliqué ne pas avoir eu connaissance des groupes participants à l'évènement.  Pourtant, l'élue municipale de Bissy doit être capable de reconnaître les séides d'EdelweiSS, puisqu'ils avaient assuré le Service d'Ordre de la « Manif pour Tous » dont elle faisait partie.

Cette  année,  ils  annoncent  de  nouveau  se  réunir  « aux  alentours  de Chambéry »  pour  un  tournoi  de  foot  avant  de  se  retrouver  dans  un  pub chambérien. Sans doute le « O'Pogues » qui leur sert de QG depuis des années.
Alcool  aidant,  on  peut  s'attendre,  comme  l'an  dernier,  à  des  agressions verbales sinon physiques.

Gageons qu'une fois encore, les autorités préféreront réprimer le mouvement social que faire appliquer leurs propres lois. En ces temps de crise à la fois économique et sociale, il est habituel que la classe dominante fasse preuve de laxisme  envers  les  éléments  les  plus  réactionnaires  de  notre  société  pour diviser et effrayer.

Le Collectif dénonce ce laxisme et exige que des mesures soient prises pour que Chambéry ne soit plus une «  ville ouverte » à la plus nauséabonde des extrêmes-droites.

PAS DE QUARTIERS POUR LES FASCISTES, PAS DE FASCISTES DANS LES QUARTIERS !!

S'ils cherchent désormais à se donner une bonne image et communiquant sur la « solidarité entre les bons français », Edelweiss continue de tenter d'occuper le terrain et d'utiliser les intimidations physiques pour tenter de s'imposer dans la rue. Comme ils l'ont prouvé à Lyon, quand ils parviennent à contrôler certains quartiers, c'est pour imposer la terreur sur tout ce qui est différent d'eux : personnes supposées « immigrées » (primoarrivants ou
descendants de migrants, personnes racisées,...), supposées « déviantes » (homosexuels, « drogués », styles de vie alternatifs,…) ou ennemis politiques (« gauchistes », défenseurs des droits de l'homme,…). 

Organisons nous, regroupons nous, et barrons leur la route.

Petit Historique d'Edelweiss (non exhaustif)

19/10/2012
Grenoble, 15 militants nationalistes agressent à coup de barre de fer des membres des Jeunesses Communistes occasionnant de nombreuses fractures. Une partie des nationalistes quitte Grenoble pour Chambéry et participe à la fondation d'Edelweiss/Jeunesses Nationalistes.

12/03/2013
Chambéry, des militants des JN (aujourd’hui EdelweiSS) menacent verbalement et physiquement les militants de l’UNEF réunis dans leur local sur le campus.

25/07/2013
Les Jeunesses Nationalistes, suite à l'assassinat du militant antifasciste Clément Méric sont dissoutes. Edelweiss se contente de changer de nom et d'organiser une conférence sur « Hitler : le plus grand batisseur social »

01/02/2014
Chambéry, les militants d’EdelweiSS et des Jeunesses nationalistes perturbent une projection de film sur les Femen à l’espace Malraux.

26/03/2016
Des militants d'Edelweiss agressent physiquement des jeunes qui sortent d'un concert, arrachant leurs vestes et tentant de les suivre jusqu'à leurs domiciles.

Avril 2016 
Une fresque de solidarité avec les victimes des attentats de janvier sur le mur d'expression de Bissy est vandalisée, recouverte de tags « EdelweiSS ».

Et divers tentative de coups de pression sur des militant-e-s, sympathisant-e-s ou personnes prises pour cible, collage, tag', etc ...

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Bande son des révolté-e-s

Les mots sont des balles