MENU


Souriez, vous êtes de plus en plus filmés !

Publié le 09 Mai 2016 (Mis à jour le :11-05-2016)


En 2013, les élu-e-s de Chambéry et d'Aix-les-Bains lançaient leur premier programme de vidéosurveillance. Bien qu'il n'y ait aucune évaluation de leur pertinence (et sur quels critères d'ailleurs ?), les deux communes en remettaient une couche en 2015 et 2016. Objectif : une cinquantaine de caméras pour Chambéry en 2017 et déjà 35 pour Aix-les-Bains. Qui dit mieux ? La Ravoire par exemple, avec grosso modo 8000 habitant-e-s et 51 caméras installées ou en cours d'installation !

Au grand concours du clientélisme pour flippés de la vie, la mairie de St Alban-Leysse ne pouvait pas être en reste. Après la création du dispositif "voisins vigilants" sur le secteur de la Clusaz (mais qui a vocation à s'étendre sur toute la commune) où une petite milice de voisins peut dorénavant "veiller sur toute présence ou activité suspecte", le magazine de com' des élu-e-s en place, nous informe que la vidéosurveillance, pardon "vidéo-protection", "arrive en fin d'année". Il est vrai que Saint Alban est une commune particulièrement dangereuse pour le quidam qui risque même d'y croiser un jeune après 22h. Enfin ça, c'est pour les quartiers chauds... 

Et donc, grâce à un "audit de vidéo-protection [...] réalisé par la police nationale" (tant qu'à faire), "une première phase sera activée pour la période 2016-2017". La seconde couche suivra et une troisème est prévue pour 2018. Combien de caméras ? Ce n'est pas précisé. Combien ça coûtera, les études préliminaires, l'achat, l'installation puis le fonctionnement et la maintenance ?  Là, la com' municipale se fait carrément muette. Quant à l'intérêt de tout ce bazar ? A part contenter les électeurs et électrices de nos petits notables locaux, gaspiller de l'argent public pour engraisser le bizness du sécuritaire lui-même alimenté par les marchands de peur, et bien il n'y pas une étude sérieuse qui prouve une quelconque "efficacité" des systèmes de vidéo-surveillance...