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CONTRE la LOI EL KHOMRI : TOUT le MONDE dans la RUE !

Publié le 09 Mars 2016 (Mis à jour le :28-03-2016)


Voici le tract distribué par le groupe de Chambéry de la fédération anarchiste lors de la mobilisation du 9 mars contre la Loi Travail

En 2016, être "progressiste" et "responsable" consisterait à penser que le code du travail devrait contenir ces nouveautés :

  • Primauté de la négociation d'entreprise sur la loi.

  • Diminution de la majoration des heures supp’ de 25 % à 10 %.

  • Possibilité par accord d'entreprise de travailler 60h hebdomadaire pendant 16 semaines par an.

  • Possibilité par accord d'entreprise de passer les salariés au forfait jours (jusque-là réservé aux cadres).

  • Suppression du minimum de 24h hebdo’ pour les temps partiel … Pourtant mis en place lors de l'ANI en 2013.

  • Les enfants de 15 ans pourront travailler 40 heures par semaines et 10h par jours.

  • Les temps de repos pourront être fractionnés sur une journée.

  • Plafonnement des indemnités prud'homales lors d'un licenciement abusif.

  • Possibilité de licenciement simplifié pour des salariés qui refuseraient ces nouvelles conditions « négociées ».

  • … pour plus d'infos : www.loitravail.lol/

Le grand chef du patronat, Pierre Gattaz, déclarant que les mesures proposées « vont dans le bon sens », applaudit des deux mains comme une otarie obèse frétillant devant la promesse d’une nouvelle friandise. Dans l'ambiance politique ultra-sécuritaire, le droit de grève et la moindre combativité des salarié-e-s sont attaqué-e-s, incriminé-e-s de violences et condamné-e-s : Air France, Goodyear... Pourtant, il est systématiquement omis de rappeler que des centaines de travailleur-euse-s sont tué-e-s chaque année par des accidents de travail, des maladies professionnelles reconnue ou non (burnout...)  et des milliers sont mutilé-e-s à ces occasions sans qu'aucun patron ne passe devant les juges et n'aille en prison. Gageons qu'avec cette réforme et notamment l'augmentation du temps de travail, ces maladies iront en diminuant…Gageons également qu'avec la primauté de l'accord d'entreprise sur la loi, les salarié-e-s se trouveront mieux protégé-e-s et le chômage diminuera. Jamais dans un rapport de classe aussi inégalitaire que celui qui à court dans les entreprises, les salarié-e-s pourront faire valoir des droits uniquement par la négociation sans qu’un cadre légal ne vienne prévenir des abus (inévitables).

Qui peut imaginer que, dans une organisation où le rapport de subordination patron/salarié-e-s est la règle, l'issue d'une négociation puisse garantir nos droits ?

Devant ces attaques sans précédent à l’encontre des conquis sociaux et devant la timidité des centrales syndicales, plusieurs initiatives ont été lancées à partir d'unions syndicales locales, d'organisations de jeunesse (blocage des facs, des lycées, appel à manifestation dès le 9 mars), des réseaux sociaux ou d’internet, avec notamment une pétition réunissant plus d’1 millions de signatures ou l’action de " youtuber" appelant chacun à parler de ses problèmes avec les patrons et le monde du travail en général,  parce que l’On Vaut Mieux Que Ça !

Ne nous laissons pas tromper, cette loi et toute la logique des gouvernements successifs nous montrent une évidence : ce n'est pas que les personnes ou leurs intentions qui sont en cause, mais bien un système qu'il faut changer :

  • Sortir de l'organisation sociale centralisée et hiérarchisée : (d'urgence) supprimons l'Etat et toutes les formes d'oppression et de domination.

  • Sortir du principe de l'accumulation individuelle d'une minorité qui se fait (forcément) au détriment d'une majorité : rompons avec la société capitaliste.

  • Changer le rapport à la professionnalisation de la politique qui, gouvernement après gouvernement, donne toujours plus aux classes dominantes : autogérons ce qui nous concerne.

  • Changer le rapport à l'activité qui donne une prédominance au travail salarié au détriment d'une activité épanouissante et émancipatrice basée sur les besoins des populations et non le profit de quelques-uns.

Devant la cacophonie des grandes centrales syndicales, il est temps de s'auto-organiser, de multiplier les assemblées générales pour que personne ne décide à notre place, d’agir au sein de nos organisations syndicales et/ou en dehors.
Occupons, bloquons afin d’établir un rapport de force et mettons tout en œuvre pour faire échouer cette réforme directement dictée par le MEDEF.

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